Charpente
Charpente traditionnelle ou fermette : les différences

Le bâti de Chartres et de son agglomération réunit deux grandes familles de charpentes, la charpente traditionnelle en bois massif des constructions anciennes et la charpente à fermettes industrielles des bâtiments plus récents. Ces deux logiques constructives n'ont ni la même histoire, ni tout à fait les mêmes implications pour l'entretien.
La charpente traditionnelle, un assemblage de pièces maîtresses
Une charpente traditionnelle repose sur un nombre limité de pièces de bois massif, fermes, pannes, chevrons, assemblées selon des techniques héritées, souvent par des systèmes d'assemblage en bois plutôt que par des connecteurs métalliques. Ce type de charpente, fréquent sur les constructions anciennes du centre de Chartres, laisse généralement un grand volume libre sous toiture, ce qui facilite un aménagement des combles.
La charpente à fermettes, une logique industrielle
Une charpente à fermettes est composée d'un ensemble de triangulations en bois de plus petite section, préfabriquées et posées de façon rapprochée, assemblées par des connecteurs métalliques. Ce système, plus économique et rapide à poser, équipe une large part des constructions récentes de l'agglomération de Chartres. Il occupe davantage de volume dans les combles, ce qui peut limiter les possibilités d'aménagement par rapport à une charpente traditionnelle.

Une surveillance qui reste comparable
Malgré ces différences de conception, les deux types de charpente appellent une surveillance similaire aux mêmes signes, fléchissement d'une pièce, traces d'humidité, activité d'insectes xylophages, détaillés dans notre article sur les signes qui doivent alerter. La différence se joue surtout au moment d'une intervention : une pièce défaillante est souvent plus simple à isoler et à traiter sur une charpente traditionnelle, avec ses pièces maîtresses bien identifiées, que sur un maillage dense de fermettes.


