Étanchéité
Noue, solin, chéneau : le vocabulaire du zingueur

Certains termes reviennent souvent dans un diagnostic ou un devis de toiture sans être toujours clairs pour qui n'est pas du métier. Comprendre ce vocabulaire de zinguerie permet de mieux échanger avec un professionnel et de situer précisément un désordre.
La noue
Une noue désigne la ligne de rencontre entre deux pans de toiture qui se croisent, formant un creux en V. C'est un point qui concentre un volume d'eau important, bien supérieur à une surface de tuiles courante, ce qui en fait l'un des points les plus exposés d'une toiture à géométrie complexe.
Le solin
Un solin est la jonction entre la couverture et un élément vertical, mur mitoyen, souche de cheminée, fenêtre de toit. Il assure l'étanchéité à cet endroit précis, où la couverture ne peut pas simplement se poser comme sur une surface plane. Un solin travaille sous l'effet des variations de température et peut se désolidariser avec le temps, un point de vigilance fréquent lors d'un diagnostic.

Le chéneau
Un chéneau est un dispositif de récupération des eaux pluviales encastré dans la toiture, à la différence d'une gouttière qui se fixe en saillie sous l'égout du toit. Moins visible qu'une gouttière classique, il se bouche parfois sans qu'aucun signe extérieur ne l'indique avant un débordement.
Le faîtage et l'arêtier
Le faîtage désigne la ligne de crête d'une toiture, au sommet du pan. L'arêtier désigne la ligne où se rencontrent deux pans de toiture en formant une arête saillante, à l'inverse de la noue. Ces deux éléments sont, avec la noue, les points où les tuiles ou ardoises sont taillées ou adaptées pour suivre la géométrie de la toiture, ce qui en fait des zones naturellement plus exposées à l'usure. Notre article sur la détection d'une infiltration revient sur les signes qui doivent alerter au niveau de ces points.


